top of page

Entretenir son terrarium à La Réunion

Sous le climat de l'île, un terrarium fermé n'a presque jamais soif. L'erreur la plus courante est l'excès d'eau, pas le manque.

​

Un terrarium fermé fonctionne en circuit : l'eau s'évapore, condense sur le verre, retombe dans le substrat. Votre rôle tient en trois gestes, la lumière, la buée, la patience.

Lumière, eau, chaleur

La lumière

Lumière vive mais indirecte.

Jamais de soleil direct derrière une vitre :

le verre concentre la chaleur et cuit l'intérieur en une après-midi.

C'est la première cause de perte sur l'île.

L'eau

Un terrarium fermé bien équilibré peut passer des mois sans apport.

On n'arrose pas par habitude, on arrose quand le substrat est sec en profondeur, et par petites quantités.

La chaleur

Entre 18 et 28 °C, tout va bien. Au-dessus, entrouvrez aux heures chaudes et éloignez la pièce des surfaces qui chauffent.

Lire votre terrarium

​Paroi embuée en permanence

Excès d'humidité. Entrouvrez quelques heures, puis refermez. Une buée légère le matin qui se dissipe dans la journée est le bon régime.

Paroi parfaitement sèche plusieurs jours

Le cycle de l'eau est interrompu. Vaporisez peu, refermez, et observez le retour de la condensation sur vingt-quatre heures.

Feuilles qui jaunissent

Le plus souvent un manque de lumière, pas un manque d'eau. Déplacez vers une lumière indirecte plus franche avant de toucher à l'arrosage.

Duvet blanc en surface

Champignon de surface, fréquent les premières semaines. Retirez la zone touchée, aérez, espacez les apports. Si la mousse noircit, envoyez-nous une photo.

Gouttes qui ruissellent sur une seule paroi

Écart de température, souvent une paroi contre un mur froid ou une vitre. Décalez la pièce de quelques centimètres.

Plante qui touche le verre

Taillez au-dessus d'un nœud, retirez les feuilles tombées. Un terrarium fermé se taille deux ou trois fois par an, pas plus.

Ce que l'île impose en plus

De janvier à mars, l'air est saturé et l'intérieur du terrarium ne sèche plus. C'est la période où l'on aère, où l'on n'arrose pas, et où l'on surveille la moisissure.

​

En période fraîche et sèche, l'évaporation ralentit : la buée se fait rare, et c'est normal. On ne corrige qu'après plusieurs jours d'acclimatation.

​

Si vous montez en altitude, à Bras Creux ou au Tampon par exemple, l'amplitude jour et nuit augmente. Éloignez la pièce des fenêtres la nuit.

Envoyez une photo

Nous diagnostiquons à partir d'une photo de la pièce entière et d'une photo rapprochée de la zone qui vous inquiète.

Terrarium, paludarium ou aquarium : ce qui change

Trois objets différents, trois façons de s'en occuper. Beaucoup d'erreurs d'entretien viennent de là.

Le terrarium fermé

Pas d'eau libre, un substrat humide, une atmosphère saturée.

Il s'entretient par la lumière et par l'aération, presque jamais par l'arrosage.

Le paludarium

​Une partie en eau et une partie émergée.

Il demande un volume d'eau à surveiller, souvent une pompe, et un entretien proche de celui d'un aquarium.

L'aquarium planté

Tout est immergé. Filtration, paramètres de l'eau, changements réguliers :

rien à voir avec un terrarium fermé,

qui fonctionne seul.

Vos plantes d'intérieur souffrent à La Réunion ?

Le terrarium fermé règle le problème inverse de l'arrosage : l'eau ne s'échappe plus, la plante ne se dessèche plus entre deux absences.

bottom of page
WhatsApp